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mercredi 14 février 2018

Tu iras en ENFER ou... au PARADIS!

Tu iras en ENFER ou.... au PARADIS!

Au Moyen-Age, les hommes et femmes étaient très croyants, et ils étaient persuadés de l'existence d'un Paradis et d'un Enfer. La crainte d'aller brûler en Enfer et l'espoir d'être accueilli.e.s au Paradis dictaient leur comportement. Ils vivaient donc dans l'attente du Jugement dernier.


 Le Christianisme s'étendait à cette époque sous forme de règles à respecter pour être un "bon chrétien". Ainsi, marchands, paysans, chevaliers, croyaient qu'il y avait une vie après la mort et que leur corps et leur âme ressortiraient de la terre ou des mers pour passer par le Jugement dernier avant d'être envoyés en Enfer ou au Paradis. 

Ce passage entre la vie et la mort, entre le monde réel et celui de l'au-delà, était une sorte de grand événement durant lequel Dieu divisait en deux  tous les morts ressuscités. 

Certains iraient en Enfer, d'autres au Paradis. Le Jugement s'effectuait en fonction de la vie qu'avaient menée les fidèles. 



L'ENFER : Un imaginaire cruel et infernal pour les damnés : 


"La Cité de Dieu"de St Augustin, livre 19, 1480
Ceux jugés mauvais étaient condamnés à vivre les pires souffrances et d'atroces tourments dans un lieu habité par le Diable. Ce lieu, pour les personnes vivant à cette époque, était situé sous terre.
 Les flammes brûlaient leurs corps dévorés par les vers.

 Souvent, la porte d'entrée de l'Enfer était représentée par une gueule de monstre béante et grande ouverte. Ce monstre, appelé Leviathan, avalait et engloutissait les âmes et les corps des mauvaises personnes. 
Miniature des Heures de Catherine de Clèves, vers 1440

En Enfer, vivaient également un nombre incalculable de monstres et de petits démons qui effrayaient les croyants encore vivants et suscitaient chez eux des réflexes de superstition.
  
Certains pensaient même qu'ils pourraient finir à rôtir sur une broche ou encore à bouillir dans une énorme marmite. On disait même aux pécheurs (= ceux qui commettaient des fautes durant leur vie terrestre) que leur supplice serait en lien avec leur péché. Par exemple, un gourmand glouton condamné à rester assis à une table de banquet sans rien pouvoir manger.


LE PARADIS : là où tout est beau!

Les bons, quant à eux,  étaient promis à un avenir bien plus agréable, envoyés au ciel dans un jardin magnifique rappelant celui de l’Éden.

 Ils étaient entourés d'arbres, de fleurs et d'animaux paradisiaques faisant leur bonheur. Leur corps et leur âme étaient protégés et restaient à jamais dans un monde lumineux, entourés d'anges, où ils pourraient faire preuve de dons exceptionnels et vivre dans un univers de beauté, de pureté et de justice. 


Maître du Haut Rhin, Le Jardin de Paradis, v. 1410-1420


source : https://www.google.com/culturalinstitute/beta/asset/the-little-garden-of-paradise/pQEwgEtFSO-tiw?hl=fr



LE PURGATOIRE : 

Cette division entre BIEN et MAL empêchait bien souvent les fidèles d'être tranquilles. L’Église inventa donc le PURGATOIRE afin de permettre à toutes les âmes des fidèles qui n'auraient pas suffisamment demandé pardon et fait pénitence durant leur vie, de passer par un lieu où leur âme pourrait être purifiée. 

Ainsi les âmes passaient par cet endroit, se purifiaient, avant d'être emmenées par des anges au Paradis. C'était un moyen efficace d'éviter les flammes de l'Enfer pour toutes les personnes qui arrivaient "imparfaites" au Jugement dernier. 

Illustration du Purgatoire dans Les Très riches Heures du Duc de Berry. XVe siècle 


LES INDULGENCES: 

Enfin, le fidèle pouvait échapper au Purgatoire en pratiquant des actes de charité (= bonté envers l'autre) et de piété (= prières). Ce sont les représentants de l’Église qui accordaient aux fidèles des indulgences. Mais parfois... c'est seulement contre de l'argent que l’Église acceptait de donner ces indulgences. 

Complément vidéo ici! 


Sources :






mercredi 7 février 2018

Différence NARRATEUR / AUTEUR

Comment faire la différence
entre le NARRATEUR  et l' AUTEUR ? 


Image libre de droits
  • Un auteur c'est celui qui écrit une histoire. Il est totalement libre de la situer dans l'époque qu'il souhaite, de créer des personnages originaux ou banals et de leur faire vivre tout un tas de péripéties ou d'aventures. 

  • Un narrateur n'est pas une personne réelle. C'est une personne inventée par l'auteur et qui raconte l'histoire. Il peut faire partie des actions principales du texte ou en être totalement détaché. C'est selon ce que l'auteur aura décidé. Ainsi, une histoire racontée à la première personne ("je") ne correspond pas forcément à la vie réelle de l'auteur SAUF lorsque ce dernier raconte son histoire (on appelle alors cela une autobiographie) . 

Le vocabulaire du théâtre






LEXIQUE DU THÉÂTRE 

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  •  ACTE : partie d'une pièce de théâtre qui pourrait être l'équivalent d'un chapitre. Une tragédie est généralement composée de cinq actes.  
  • ACTEUR/ COMÉDIEN  : personne humaine réelle en charge de l'interprétation et de l'incarnation de personnage de fiction 
  • CATHARSIS : durant l'Antiquité les pièces de théâtre avaient des vertus thérapeutiques. Les spectateurs ressentaient pitié et peur pour le destin de personnage dont la vie se terminait souvent tragiquement. On appelle cela la "purgation des passions" tout simplement parce qu'on croyait que le spectateur purifiait son âme en assistant à une tragédie.  
  • DIDASCALIE :  indication laissée par l'auteur afin d'aider le metteur en scène et l'acteur à interpréter le personnage. Souvent les didascalies sont écrites entre parenthèses et en italique , elle sont parfois brèves mais sont parfois rédigées sous forme de phrase.
  • DRAMATURGE : auteur qui écrit des pièces de théâtre.  
  • DRAME : ce mot vient du grec "drama" qui veut dire "actio, jouée sur une scène de théâtre ou pièce de théâtre). Aujourd'hui, on a tendance à utiliser ce mot pour parler d'une pièce où les personnages vivent des moments difficiles,l'action est tendue et faite de risques ou de catastrophes. Au XIXe siècle, le drame romantique a rencontré un franc succès auprès des spectateurs.  
  • PERSONNAGE : personne fictive qui n'existe pas et qui fait partie d'une histoire.
  • TRAGÉDIE : pièce de théâtre dans laquelle les personnages sont particulièrement soumis à un destin terrible. Ils sont généralement entraînés vers une catastrophe implacable et leur vie dépend des dieux. Sophocle, auteur grec du Ve siècle avant J-C, a écrit des tragédies, mais le genre se retrouve plus tard, au XVIIe siècle par exemple avec les œuvres de Jean Racine. 
  • RÈGLE DES TROIS UNITÉS : règle théâtrale du XVIIe siècle. La pièce de théâtre tragique classique doit voir son unique action se situer dans un seul endroit sur une durée déterminée (une journée). Chaque unité est appelé respectivement : unité de temps/ unité de lieu/ unité d'action. 

  • SCÈNE :  partie d'un acte plus ou moins courte mettant en scène un ou plusieurs personnages.