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mercredi 14 février 2018

Robert Doisneau, Le Baiser de l'Hôtel de Ville, 1950

Le Baiser de l'Hôtel de Ville, Robert Doisneau, 1950


Connaissez-vous Robert Doisneau? 

Photographe français né en 1912 et mort en 1994. Ses clichés d'enfants à l'école sont notamment célèbres. La plupart de ses photographies montrent des situations drôles ou inhabituelles, prises sur le fait ou posées comme...cette photographie d'amoureux, prise en 1950. 

Elle fit couler beaucoup d'encre dans les journaux et son cas alla même jusqu'à créer une affaire de justice. 
Le couple que l'on aperçoit en train de s'embrasser dans une rue passante, devant la terrasse d'un café parisien, est en fait un couple de figurants, formé par Françoise Delbart et Jacques Carteaud qui avaient accepté de poser contre rémunération. 


Plus d'informations sur le site dédié à l'artiste : ici

Tu iras en ENFER ou... au PARADIS!

Tu iras en ENFER ou.... au PARADIS!

Au Moyen-Age, les hommes et femmes étaient très croyants, et ils étaient persuadés de l'existence d'un Paradis et d'un Enfer. La crainte d'aller brûler en Enfer et l'espoir d'être accueilli.e.s au Paradis dictaient leur comportement. Ils vivaient donc dans l'attente du Jugement dernier.


 Le Christianisme s'étendait à cette époque sous forme de règles à respecter pour être un "bon chrétien". Ainsi, marchands, paysans, chevaliers, croyaient qu'il y avait une vie après la mort et que leur corps et leur âme ressortiraient de la terre ou des mers pour passer par le Jugement dernier avant d'être envoyés en Enfer ou au Paradis. 

Ce passage entre la vie et la mort, entre le monde réel et celui de l'au-delà, était une sorte de grand événement durant lequel Dieu divisait en deux  tous les morts ressuscités. 

Certains iraient en Enfer, d'autres au Paradis. Le Jugement s'effectuait en fonction de la vie qu'avaient menée les fidèles. 



L'ENFER : Un imaginaire cruel et infernal pour les damnés : 


"La Cité de Dieu"de St Augustin, livre 19, 1480
Ceux jugés mauvais étaient condamnés à vivre les pires souffrances et d'atroces tourments dans un lieu habité par le Diable. Ce lieu, pour les personnes vivant à cette époque, était situé sous terre.
 Les flammes brûlaient leurs corps dévorés par les vers.

 Souvent, la porte d'entrée de l'Enfer était représentée par une gueule de monstre béante et grande ouverte. Ce monstre, appelé Leviathan, avalait et engloutissait les âmes et les corps des mauvaises personnes. 
Miniature des Heures de Catherine de Clèves, vers 1440

En Enfer, vivaient également un nombre incalculable de monstres et de petits démons qui effrayaient les croyants encore vivants et suscitaient chez eux des réflexes de superstition.
  
Certains pensaient même qu'ils pourraient finir à rôtir sur une broche ou encore à bouillir dans une énorme marmite. On disait même aux pécheurs (= ceux qui commettaient des fautes durant leur vie terrestre) que leur supplice serait en lien avec leur péché. Par exemple, un gourmand glouton condamné à rester assis à une table de banquet sans rien pouvoir manger.


LE PARADIS : là où tout est beau!

Les bons, quant à eux,  étaient promis à un avenir bien plus agréable, envoyés au ciel dans un jardin magnifique rappelant celui de l’Éden.

 Ils étaient entourés d'arbres, de fleurs et d'animaux paradisiaques faisant leur bonheur. Leur corps et leur âme étaient protégés et restaient à jamais dans un monde lumineux, entourés d'anges, où ils pourraient faire preuve de dons exceptionnels et vivre dans un univers de beauté, de pureté et de justice. 


Maître du Haut Rhin, Le Jardin de Paradis, v. 1410-1420


source : https://www.google.com/culturalinstitute/beta/asset/the-little-garden-of-paradise/pQEwgEtFSO-tiw?hl=fr



LE PURGATOIRE : 

Cette division entre BIEN et MAL empêchait bien souvent les fidèles d'être tranquilles. L’Église inventa donc le PURGATOIRE afin de permettre à toutes les âmes des fidèles qui n'auraient pas suffisamment demandé pardon et fait pénitence durant leur vie, de passer par un lieu où leur âme pourrait être purifiée. 

Ainsi les âmes passaient par cet endroit, se purifiaient, avant d'être emmenées par des anges au Paradis. C'était un moyen efficace d'éviter les flammes de l'Enfer pour toutes les personnes qui arrivaient "imparfaites" au Jugement dernier. 

Illustration du Purgatoire dans Les Très riches Heures du Duc de Berry. XVe siècle 


LES INDULGENCES: 

Enfin, le fidèle pouvait échapper au Purgatoire en pratiquant des actes de charité (= bonté envers l'autre) et de piété (= prières). Ce sont les représentants de l’Église qui accordaient aux fidèles des indulgences. Mais parfois... c'est seulement contre de l'argent que l’Église acceptait de donner ces indulgences. 

Complément vidéo ici! 


Sources :






mardi 6 octobre 2015

L'AUTOPORTRAIT

L'AUTOPORTRAIT


Aujourd'hui tout le monde se prend en photographie, en témoignent les nombreux "selfies" qui se multiplient sur les réseaux sociaux. La presse, elle-même, nous fait débattre sur l'autoportrait d'un...singe (ici, plus de renseignements) 


Mais qui furent les premiers artistes à se peindre eux-mêmes? Et pourquoi peindre sa figure alors que tous les matins vous vous dites certainement face au miroir"Ô quelle horreur, mon oreiller a supporté cela toute la nuit"!!

L'autoportrait est selon le dictionnaire Larousse en ligne ( "le portrait d'une personne fait par elle-même) mais quand cette mode de se montrer a-t-elle commencé?

Durant le Moyen-Age l'identité des artistes devait rester discrète car ces derniers ne pouvaient rivaliser avec le grand Créateur dont ils n'étaient que de simples serviteurs. Puis, peu à peu, les peintres sont sortis de leur anonymat en commençant à signer leurs oeuvres, puis en se représentant sous les traits d'un personnages de la scène peinte.

L'Adoration des mages, réalisée vers 1475 au XVe siècle par l'artiste italien Sandro Botticelli est l'illustration parfaite de la discrète représentation de soi :

Devinette : Où se trouve Botticelli? (indice : il porte une longue robe de couleur vive et automnale) 
Réponse à mettre dans les commentaires!  



Ainsi les artistes sortent de l'ombre et c'est en 1500, à l'aube du XVIe siècle, que le peintre et graveur allemand Albrecht Dürer réalise un Autoportrait à la fourrure. Ce tableau est frappant par la ressemblance qu'il offre avec l'image du Christ. 


Par la suite les peintres se représentent aussi dans leur costume d'artiste comme on peut le voir dans ces deux tableaux :

Camille Corot, Autoportrait, 1825



Vincent Van Gogh, Autoportrait, 1888





Dans les deux derniers autoportraits, que constates-tu? Dans quel "objet" les artistes se peignent-ils? Qui regardent-ils en réalité? 



Norman Rockwell, Triple autoportrait, 1960

Pour plus de renseignements sur cet artiste américain dont les oeuvres sont très réalistes tu peux cliquer ici